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On se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à la réaliser. Soit on ne
les réalise jamais et on est frustrés pour l'éternité, soir on y parvient, et on
se rend compte qu'on s'en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand
on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement,
pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais
on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours
quelque chose. Sinon on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette
de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'à ce que le sang gicle.
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